Notre jardin bonbonnier, participatif et solidaire

C’est quoi un jardin bonbonnier ?

C'est un jardin où sont cultivées des plantes permettant la fabrication de confiserie. Ce jardin a plusieurs objectifs :

  • Valoriser un patrimoine local, l’angélique et faire revivre la tradition de la confiserie.
  • Transmettre aux générations : être passeur de connaissance, en particulier auprès des enfants.
  • Partager et associer tous les citoyens.

De l’idée au projet : lauréat du Budget Écologique Citoyen porté par le Conseil départemental, la subvention obtenue nous a permis de concrétiser ce projet à découvrir à Blanzat (chemin du Puy l’Orme).

La petite histoire

Blanzat était une commune rurale. La culture des pommiers remonte au moins aux années 1870-1880 dans la vallée du Bédat. Jusqu’en 1914, on cultivait le chanvre (maillerie à Chanvre au lieu-dit Saint Vincent et un moulin au lieu-dit Les Vergnes). Entre les 2 guerres, les habitants étaient pour la plupart polyculteurs pour assurer leur subsistance.

Les céréales occupaient une place importante (blé-seigle-orge et avoine pour les animaux).

Le colza et les noyers sont cultivés pour l’huile.

La vigne occupe les coteaux.

Sa proximité avec Clermont-Ferrand, à 15 minutes, a donné à Blanzat une très forte attractivité. La commune a alors connu une forte urbanisation.

De l’anecdote au vécu

C’est au fil de rencontres que nous avons recueilli des témoignages de la vie locale. Nombre de blanzatois et blanzatoises racontent aujourd’hui encore avoir connu la culture de l’angélique. Certains membres de l’association ont participé à sa cueillette. En effet, comme certains « vont faire les maïs », à Blanzat les jeunes avaient ce job d’été.

C’est pour garder en mémoire cette tradition locale de culture que le jardin a été pensé. Replanter de l’angélique pour montrer cette plante qui a été source de revenus pour des familles.

Nous nous sommes vite rendu compte que cette activité rentrait dans un domaine économique plus large, la confiserie d’Auvergne. Alors pourquoi ne pas aller plus loin et rentrer dans le monde des gourmandises, des plaisirs sucrés, l’utilisation des plantes dites « plantes à bonbons ». Parler également des métiers d’autrefois, en explorant des connaissances c'est-à-dire le patrimoine vivant.